La chirurgie neurologique regroupe les interventions médicales visant à traiter les traumatismes ou les pathologies qui touchent le cerveau, la moelle épinière et les nerfs d’un patient.
Objectif et indications
Objectifs de la procédure
Préserver les fonctions neurologiques du patient
Limiter les hémorragies et les lésions cérébrales
Traiter les traumatismes crâniens et médullaires
Restaurer ou préserver les fonctions nerveuses
Stabiliser le patient avant, pendant et après l’intervention
Réduire les risques de séquelles neurologiques permanentes
Indications opératoires
Une chirurgie neurologique peut être envisagée dans les situations suivantes :
Traumatisme crânien grave
Hémorragie ou compression intracrânienne
Fracture ou déformation du crâne
Compression du cerveau
Lésion de la moelle épinière
Atteinte nerveuse importante
Perte prolongée de fonctions neurologiques
Blessure par explosion, tir ou impact ayant atteint la région neurologique
Complication médicale nécessitant une intervention directe sur le système nerveux
Échelle d’évaluation neurologique
Cette échelle permet d’évaluer l’état neurologique général d’un individu en fonction de six paramètres clés. Elle est utilisée pour le suivi clinique, l’évaluation d’urgence et la prise de décision médicale.

Niveau | Conscience | Pupilles | Motricité | Réflexes | Communication | Signes de choc |
|---|---|---|---|---|---|---|
0 à 25 % | Aucun réflexe. Pas de réponse aux stimuli | Fixes et dilatées. Pas de réaction à la lumière | Aucune réponse motrice | Aucun réflexe détectable | Aucune réponse verbale ou non verbale | Choc sévère. Signes critiques présents |
25 à 50 % | Réflexe diminué. Réponse lente aux stimuli | Réaction lente ou inégale à la lumière | Mouvements faibles ou non coordonnés | Réflexes présents mais faibles | Réponse incohérente ou faible | Signes modérés de choc (stables) |
50 à 75 % | Réflexe normal. Réponse adaptée aux stimuli | Réaction normale et symétrique à la lumière | Mouvements volontaires coordonnés | Réflexes normaux | Communication claire et appropriée | Pas de signe de choc majeur |
75 à 100 % | Réflexe augmenté ou très augmenté. Réponse rapide et appropriée | Réaction rapide et symétrique à la lumière | Force et mouvements normaux | Réflexes exagérés ou très vifs | Communication fluide et normale | État stable. Aucun signe de choc |
Déroulement
Évaluation initiale
Le chirurgien doit évaluer ou consulter l’état de conscience, la réactivité pupillaire, les réflexes neurologiques, la motricité des membres, la sensibilité, la capacité à communiquer, la fréquence cardiaque, la saturation en O₂, la température et la pression artérielle (voir l’échelle ci-dessus).
Identification
Avant l’intervention :
Vérifier l’identité du clone.
Vérifier son matricule.
Vérifier son unité ou son régiment.
Consulter ses antécédents médicaux.
Vérifier les allergies ou contre-indications connues.
Identifier précisément la zone à traiter.
Préparation du bloc
Le personnel doit désinfecter et préparer la salle, vérifier le matériel chirurgical, préparer le matériel d’imagerie si nécessaire, vérifier les appareils de surveillance, préparer le matériel d’anesthésie, préparer le matériel d’urgence et vérifier la disponibilité d’un médecin supplémentaire en cas de complication.
Anesthésie
Une anesthésie adaptée est mise en place selon l’état du patient et la nature de l’intervention.
Avant l’intervention, vérifier la fonction cardiaque, la fonction respiratoire, la pression artérielle, l’état neurologique, les antécédents et les allergies.
Le patient doit être placé sous surveillance continue pendant toute la durée de l’intervention.
Localisation de la lésion
Le chirurgien détermine précisément la zone affectée grâce aux informations disponibles : scanner, imagerie médicale, examen neurologique, observation de la blessure et rapport médical précédent. L’objectif est de limiter au maximum les dommages causés aux tissus sains.
Accès à la zone neurologique
Le chirurgien accède à la zone concernée par une approche adaptée à la blessure.
Durant cette phase : maintenir une asepsie stricte, limiter les manipulations inutiles, éviter toute pression excessive sur les structures neurologiques, contrôler les éventuelles hémorragies et surveiller constamment l’état général du patient.
Traitement de la lésion
Selon la situation, le chirurgien peut être amené à retirer un élément qui comprime le cerveau, contrôler une hémorragie, retirer des fragments étrangers accessibles, stabiliser une structure osseuse endommagée, traiter une compression nerveuse, nettoyer une zone contaminée ou réparer une structure nerveuse lorsque c’est possible.
Traumatisme de la moelle épinière
En cas de suspicion de lésion médullaire :
Immobiliser le patient.
Éviter tout déplacement inutile.
Évaluer la motricité.
Évaluer la sensibilité.
Vérifier les réflexes.
Rechercher une perte de contrôle des fonctions corporelles.
Localiser approximativement la zone atteinte.
Stabiliser le patient.
Procéder à l’intervention uniquement si elle est médicalement indiquée.
Évaluation neurologique peropératoire
Durant l’intervention, le chirurgien doit surveiller la réaction pupillaire, les signes de réveil, la réponse motrice (lorsqu’elle peut être évaluée), les signes de détérioration neurologique, la pression artérielle, la fréquence cardiaque et la saturation en O₂. Toute dégradation brutale doit entraîner une réévaluation immédiate de la procédure.
Fermeture et fin d’intervention
Une fois la chirurgie terminée :
Vérifier l’absence d’hémorragie importante.
Vérifier l’état de la zone opérée.
Refermer la zone opératoire.
Mettre en place les protections nécessaires.
Retirer progressivement les dispositifs non indispensables.
Stabiliser le patient.
Préparer son transfert en surveillance.
Surveillance postopératoire
Le patient doit rester sous surveillance médicale.
Paramètres à contrôler
Notamment :
Niveau de conscience
Réactivité des pupilles
Force musculaire
Réflexes
Signes d’hémorragie
Respiration
Fréquence cardiaque
Température
État de la zone opérée
Signes d’alerte
Une nouvelle intervention ou une prise en charge urgente peut être nécessaire en cas de :
Perte de conscience
Dégradation neurologique
Paralysie nouvelle ou aggravée
Convulsions
Saignement important
Difficultés respiratoires
Absence ou modification importante des réflexes
Pupilles anormales
Prélèvements et analyses
Selon la situation, des prélèvements peuvent être réalisés afin de rechercher une infection, une contamination, une anomalie biologique, la présence d’un corps étranger ou une altération tissulaire. Chaque prélèvement doit être identifié et associé au dossier du patient.
Règles de sécurité
« Une intervention neurologique réussie ne se mesure pas uniquement à la survie du patient, mais à la préservation de ses fonctions neurologiques. »
Archivage du dossier
Le rapport doit être enregistré dans le dossier médical du clone. Le modèle standard du rapport d’intervention chirurgicale se trouve sur la page Modèles de rapport. Les éléments suivants doivent être conservés : rapport préopératoire, rapport chirurgical, résultats d’imagerie, résultats d’analyses, évolution postopératoire, complications éventuelles et pronostic médical.