L’amputation consiste à retirer tout ou partie d’un membre lorsqu’il ne peut plus être conservé ou qu’il représente un danger pour le patient. C’est une chirurgie de dernier recours, qui vise avant tout à préserver la vie du soldat, à contrôler les complications et à permettre ensuite sa récupération.
Objectif et indications
Dans le contexte de la Guerre des Clones, l’amputation peut être envisagée en cas de blessure grave par blaster, d’explosion, d’écrasement, de destruction importante des tissus, d’ischémie sévère du membre, d’infection ou de nécrose importante, ou de traumatisme empêchant toute reconstruction viable.
Le membre peut être conservé lorsque
Les vaisseaux peuvent être réparés
Les tissus sont suffisamment viables
Les nerfs et les structures essentielles peuvent être préservés
La reconstruction offre une chance raisonnable de récupération
L’amputation peut devenir nécessaire lorsque
Les dommages sont irréversibles
Le membre est totalement détruit
L’irrigation sanguine ne peut pas être restaurée
Une infection grave menace la vie du patient
Le maintien du membre représente un risque supérieur à son retrait
Équipe et matériel
Chirurgien
Responsable de l’intervention et de la décision chirurgicale
Anesthésiste
Responsable de l’anesthésie et de la surveillance des fonctions vitales
Infirmier instrumentiste
Prépare et gère le matériel chirurgical stérile
Infirmier circulant
Assure la gestion du matériel et assiste l’équipe depuis la zone non stérile
Droïde médical
Peut assister l’équipe pour la surveillance biométrique, la préparation du matériel, l’analyse des données et l’assistance technique
Matériel général : table opératoire, éclairage chirurgical, moniteur multiparamétrique, respirateur, système d’aspiration, matériel d’anesthésie, matériel de perfusion, matériel de contrôle de l’hémorragie, instruments chirurgicaux, matériel de suture, pansements stériles, conteneurs pour déchets biologiques.
Technologie de la République, selon les installations disponibles : scanner biomédical, système de diagnostic holographique, assistance d’un droïde médical, medpacs, réserves de bacta, prothèses cybernétiques disponibles pour la phase de réhabilitation.
Déroulement
Évaluation
Avant l’intervention, le patient doit être stabilisé autant que possible. Le personnel médical vérifie l’état de conscience, la respiration, le pouls, la pression artérielle, la saturation en oxygène, l’importance de l’hémorragie, l’état du membre et les autres blessures associées. Les blessures qui mettent immédiatement la vie du patient en danger sont traitées en priorité.
Préparation du bloc
Lorsque la situation le permet, le bloc opératoire est préparé avant l’arrivée du patient, avec l’équipe et le matériel décrits plus haut.
Anesthésie
Avant le début de l’intervention, l’anesthésiste détermine la stratégie d’anesthésie adaptée à l’état du patient, puis celui-ci est placé sous surveillance continue (voir la procédure Anesthésie). Les paramètres vitaux sont surveillés pendant toute la procédure : fréquence cardiaque, pression artérielle, respiration, oxygénation, température et niveau d’anesthésie. Toute dégradation de l’état du patient doit être immédiatement signalée au chirurgien.
Préparation du membre
Le membre concerné est préparé conformément aux règles d’asepsie du bloc (voir le règlement du bloc opératoire). L’équipe vérifie une dernière fois le membre concerné, confirme le niveau prévu de l’intervention, prépare la zone opératoire, met en place les champs stériles et vérifie le matériel.
Dernière vérification collective avant l’incision : patient, intervention, membre concerné, matériel, risques particuliers.
Intervention
Le chirurgien procède à l’amputation selon la technique adaptée au traumatisme et à l’état des tissus. L’intervention vise à retirer les tissus irrécupérables, contrôler les saignements, préserver autant que possible les tissus sains, préparer un moignon fonctionnel et limiter les complications postopératoires. Le chirurgien et l’anesthésiste communiquent constamment pendant l’intervention.
Contrôle de l’hémorragie : priorité majeure, l’équipe surveille continuellement l’état circulatoire du patient et intervient immédiatement en cas de perte sanguine importante.
Gestion des tissus : les tissus non viables sont retirés, tandis que les structures pouvant être conservées sont protégées autant que possible.
Fermeture et vérification finale
Une fois la situation contrôlée, le chirurgien réalise la fermeture chirurgicale adaptée et met en place un pansement stérile.
Avant de quitter le bloc, l’équipe vérifie l’absence de complication immédiate, le contrôle du saignement, l’état général du patient, le pansement, les constantes vitales, le matériel utilisé et les prélèvements éventuels. Le personnel effectue également le comptage du matériel chirurgical selon le protocole du bloc (voir le règlement du bloc opératoire).
Salle de réveil
Après l’intervention, le clone est transféré en zone de surveillance. L’équipe surveille notamment la conscience, la respiration, les constantes vitales, la douleur, le pansement, les signes d’hémorragie, les signes d’infection et la réaction à l’anesthésie.
Le patient ne quitte la surveillance renforcée que lorsque son état est jugé suffisamment stable.
Traitement postopératoire
Le traitement dépend de l’état du patient. Il peut comprendre des antalgiques, des antibiotiques lorsqu’ils sont indiqués, des perfusions, des pansements réguliers, le traitement du membre résiduel, la rééducation et le traitement de certaines douleurs fantômes.
Les antalgiques et les antibiotiques du bloc figurent dans la liste des médicaments du bloc. Le bacta peut être utilisé comme traitement complémentaire lorsque les installations médicales en disposent.
Réhabilitation
L’amputation ne marque pas la fin de la prise en charge : le clone peut être orienté vers la rééducation et vers la pose d’une prothèse.
Rééducation : elle a pour objectifs de récupérer de l’autonomie, renforcer les muscles, améliorer l’équilibre et s’adapter au nouveau schéma corporel.
Prothèse : lorsque son état le permet, le soldat peut recevoir une prothèse. Dans la République, des prothèses cybernétiques peuvent être adaptées à l’utilisation militaire ; la prothèse doit cependant être ajustée et testée avant toute reprise d’activité. La pose est décrite dans les procédures Greffe de prothèse et Greffe de prothèse bionique.
Retour au service
Le médecin détermine son aptitude physique, ses capacités fonctionnelles, son aptitude au combat, la nécessité d’une rééducation, la nécessité d’une prothèse et la possibilité d’une nouvelle affectation.
Complications possibles
Scène jouable
Rapport opératoire
À la fin de l’intervention, le chirurgien rédige un rapport :
Identité du patient :
Matricule :
Unité :
Date :
Chirurgien :
Anesthésiste :
Motif de l’intervention : [description de la blessure ou de la pathologie]
État du membre : [description générale des dommages constatés]
Intervention réalisée : [type d’amputation et localisation générale]
État du patient : [état avant, pendant et après l’intervention]
Complications : [complications éventuelles rencontrées]
Traitement postopératoire : [traitements et surveillance prévus]
Suite recommandée : [rééducation, surveillance, prothèse ou autre prise en charge]
Conclusion : intervention terminée. Patient transféré en surveillance postopératoire dans un état [stable / critique / autre].Le modèle standard du rapport d’intervention chirurgicale se trouve sur la page Modèles de rapport.